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La Chaire CERVAL (Chaire d’étude et de recherche sur le vieillissement cérébral), lancée en 2023, vise à favoriser le développement de nouveaux outils d’étude du vieillissement cérébral et des maladies neurodégénératives liées à l’âge. Cette chaire est portée par un comité de pilotage pluridisciplinaire, co-animé par la Dr. Sandrine Kalenzaga, Maître de conférences en Psychologie, et par le Pr. Cornel Oros, Professeur des Universités en Économie.
Elle entend structurer les forces vives du territoire sur la question du vieillissement et des maladies du cerveau : chercheurs de différentes disciplines, acteurs du
monde socio-économique, associations, collectivités, formations paramédicales…
La maladie d’Alzheimer touche 1,2 million de patients en France et 250 000 nouveaux cas sont déclarés chaque année. Si environ 50 % des personnes de plus de 65 ans expérimentent des plaintes de mémoire légère et sont donc susceptibles de consulter, on considère que 2,3 % seulement d’entre elles déclareront la maladie d’Alzheimer. Des prises en charge efficaces peuvent être proposées pour limiter le déclin cognitif des patients Alzheimer, et de nouveaux traitements apparaissent aujourd’hui sur le marché. Cependant, pour que ces approches soient efficaces, il est essentiel que le patient soit accompagné le plus tôt possible. Le diagnostic précoce de cette maladie constitue donc un enjeu sociétal majeur.
Le projet AVENIR (Analyse non-inVasive prédictivE et pluridisciplinaire pour le diagNostic de la maladIe d’AlzheimeR) a pour objectif d’élaborer un test de dépistage rapide permettant, sur la base de paramètres oculomoteurs précis, de différencier un vieillissement normal, d’un trouble dépressif chez la personne âgée, d’une maladie d’Alzheimer débutante. En effet, le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer est rendu complexe par la similitude de ses manifestations avec celles de la dépression du sujet âgé.
Les deux pathologies se caractérisent par des troubles cognitifs (mémoire, attention, vitesse de traitement, fonctions exécutives) et des symptômes émotionnels (apathie, anhédonie, humeur dépressive) proches, rendant le diagnostic difficile, voire parfois impossible, dans les premières phases de la maladie. Or, déterminer si les troubles cognitifs relèvent d’un processus démentiel ou d’un trouble affectif comporte des enjeux thérapeutiques essentiels. La littérature souligne la nécessité de développer des outils pour affiner ce diagnostic différentiel. Parmi ces outils, l’oculométrie est une piste prometteuse, les mouvements oculaires constituant un marqueur sensible et objectif du fonctionnement cérébral et cognitif.
Le projet AVENIR a donc pour objectif de confirmer, grâce à l’IRM 7T du CHU de Poitiers, matériel d’imagerie de pointe, les corrélations entre les caractéristiques oculomotrices, l’activité cérébrale et les performances aux tests neuropsychologiques dans la maladie d’Alzheimer débutante.
La force du projet repose sur la complémentarité de recherches transdiciplinaires innovantes en neurobiologie, psychologie, intelligence artificielle et économie, en s’appuyant sur les travaux du CeRCA (Centre de Recherches sur la Cognition et l’Apprentissage), d’IRMETIST (Ischémie Reperfusion, Métabolisme et Inflammation Stérile en Transplantation), d’I3M (Imagerie Métabolique Multi-noyaux Multi-organes) / LMA (Laboratoire de Mathématiques et Applications) et de l’institut de recherche pluridisciplinaire Xlim.
Les chutes des personnes âgées constituent un problème de santé publique majeur en France, avec plus de 100 000 hospitalisations et 10 000 décès annuels. Au-delà de leurs conséquences physiques, les chutes ont des impacts psychologiques et sociaux importants, entraînant souvent une perte d’autonomie et un basculement dans la dépendance.
Face à la faible efficacité des programmes de prévention existants, souvent trop impersonnels, le projet CARE (Chutes de la personne Agée : de la pRévention à la rEparation) propose une approche interdisciplinaire mobilisant quatre laboratoires de l’Université, pour améliorer la prévention et la prise en charge des chutes. Ce programme vise à créer des dispositifs personnalisés, mieux adaptés aux profils à risque des seniors. Ainsi, des chercheurs du CeRCA (Centre de Recherches sur la Cognition et l’Apprentissage) étudient les facteurs psychosociaux, notamment le rôle de la peur de tomber : une première chute peut entraîner une perte de confiance et des changements de comportement qui augmentent le risque de rechute. Des équipes du CeRCA et de l’institut de recherche pluridisciplinaire Xlim analysent également les liens entre capacités cognitives et équilibre. Le phénomène de « double tâche » montre que, lorsque l’attention est mobilisée par une activité cognitive, le maintien de l’équilibre devient moins prioritaire, ce qui accroît le risque de chute. Enfin, des chercheurs du LéP (Laboratoire d’économie de Poitiers) examinent l’influence des facteurs socio-économiques, comme les ressources financières, l’environnement de vie et l’accès aux soins, sur la probabilité de chutes graves chez les seniors. Le projet étudie également les traumatismes crâniens liés aux chutes et leurs traitements. Il explore deux approches complémentaires, dans la continuité des travaux du LNEC (Laboratoire de Neurosciences Expérimentales et Cliniques), montrant l’intérêt de la transplantation de neurones immatures pour réparer un cerveau lésé.
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Entreprises, collectivités, n’hésitez pas à rejoindre l’aventure !
Pour plus d’informations : fondation@univ-poitiers.fr ou 05 49 45 30 99.